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 Ayane Seika. [Terminée]

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Ayane Seika
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MessageSujet: Ayane Seika. [Terminée]   Mar 1 Juin - 10:23

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AYANE
SEIKA


> Identité...


    Nom : Seika.
    Prénom : Ayane.
    Âge : 22 ans.
    Sexe : Féminin.
    Organisation : Akatsuki.
    Spécialité : Ninjutsu.
    Nindo : ...


> Descriptions...


    Description Physique : Ayane est pour ainsi dire une jeune femme de charme. Grâce, beauté, élégance, forte et courageuse. Voilà les sublimes adjectifs définissant cette nouvelle femme. Elle est donc belle, d'une beauté exotique et sensuelle qui attire le regard à la minute où on le pose sur elle. Sublime demoiselle, arrêtez donc de faire soupirer ces pauvres hommes.... Ses cheveux, courts, sont d'un violet brillant magnifique. Un signe distinctif de son orientation et de sa cruauté ? Son doux visage est envahi par les mèches rebelles qui s'échappent de sa frange créant ainsi une chevelure un peu désordonnée. Cachés par quelques mèches de sa frange, ses beaux yeux couleurs indigo illuminent son visage. On pourrait quand même dire qu'ils sont vairons... En effet, l'un est plus clair que l'autre. Pour les faire ressortir, elle utilise un maquillage plutôt sombre comme le noir. Les traits de son visage sont d'une finesses incroyable et drôlement bien ajustés. Ayane a donc un visage d'ange où il est facile de capter ses émotions. Son nez, simple, est petit et fin... Mais se visage peut se montrer assez dur quelques fois ! Ses fines lèvres, douce comme le miel, fascinent un grand nombre de personne qui l'entourent. Elles sont légèrement pulpeuses et coloriées de peinture violette. Comme vous pouvez le remarquer, Ayane a suivit des cours de beautés et les applique même si elle n’a pas vraiment le caractère qui y correspond. Oui, elle aime être belle tout de même. Elle ne porte que des Kimonos en soies, pour la souplesse de ses mouvements. Autour de son cou, elle met généralement un foulard et ne se sépare jamais de son pendentif, celui de son père. Elle n’aime pas beaucoup le maquillage malgré cela, et n’en use que rarement, en occasion, et à sa manière, dirons nous. Jamais ces poudres exécrable nommées « fond de teint » ou ces choses inutiles qui… toutes ces choses inutiles qui ne se voient qu’à peine et servent à cacher. Par contre, il lui arrive de faire dans la « déco », dans l’exubérant, l’original. Une touche de violet vif sur la paupière, un trait de « rouge » à lèvres loin d’être rouge, bref, quelque chose au penchants insolites. Mais ce qu’elle privilégie, et apprécie, bien d’avantage, ce sont les ornements pour les cheveux. La encore, c’est du peu habituel : perles, bijoux et barrettes parfois, mais surtout plumes et rubans de dentelles, si ce n’est voiles. N'oublions pas une opulente poitrine : cela est peut être un peu exagéré. Elle a, dirons-nous, un bonnet C qui parait opulent en contraste avec son corps fins. D’autant plus qu’elle ne mesure qu’un mètre soixante cinq, ce qui n’est pas très grand non plus. Chose étonnante, elle a des doigts remarquablement fins et agile, qu’elle maitrise à la perfection et qu’elle utilise avec grâce

    Description Mentale : Ayane aime manipuler les autres, ceux dont les compétences sont nécessaires pour mieux franchir les échelons menant à l’objectif de son ambition. Elle a toujours été la plus rusée de sa famille. Habile dans l’art de la tromperie, elle a plus d’une fois réussit à défier les règles strictes imposées par sa mère, et, de fait, use habilement du mensonge pour se sortir des situations délicates dans lesquelles elle se met par ses constantes désobéissances. Pour autant, la jeune femme demeure une personne franche ; cependant, elle a tendance à oublier la définition du mot tact et est capable de se montrer très crue – notamment envers ses ennemis et ceux qu’elle ne porte pas particulièrement dans son cœur. D’un tempérament calme, elle reste stoïque et n’a jamais éprouvé une autre colère que celle froide et glaciale la menant à réfléchir intensément à comment rendre la monnaie de sa pièce. Un préjudice subit ne reste jamais impuni, elle est une adepte de la vengeance personnelle. De ce fait, elle usera de sa ruse pour que sa vengeance soit longuement préparée, dans les moindres détails. Elle veille cependant à ce qu’elle soit mesurée, égale à l’affront subit – cela dit, tout dépend de son propre point de vue, lequel dépend également du taux d’animosité qu’elle porte à la personne visée… Une proportionnalité tout à fait subjective. Sournoise, elle n’hésite pas à faire des coups bas lorsqu’elle n’estime pas que son adversaire mérite qu’elle mijote dans son coin. Jade fait preuve d’une certaine jalousie peut-être un peu trop envahissante. Elle n’est pas possessive, selon elle, juste exclusive, et n’aime pas beaucoup que son partenaire ne soit pas du même avis. Par ailleurs, c’est cette jalousie qui mena sur des terrains si minés. C’est également quelqu’un de très imaginatif et créatif. En grandissant, Ayane atteint une maturité mentale hors du commun. Elle comprends la vie comme personne. Sans doute le résultat de ses nombreuses expériences et de ses questions incessantes qu'elle posait dans sa jeunesse. On peut donc dire que la jeune femme à atteint une sagesse assez importante et rare pour les personnes de son âge. Elle ne fait pas de distinction entre le « bien » et le « mal ».. Non, elle est au dessus de ça. Elle ne croit pas qu'elle est assez sage pour juger quels actes sont bien et lesquels sont mal. Elle parle plutôt de « bons » et « mauvais » actes. Les « bons » sont ceux qui la rendent joyeuses, quand au mauvais, vous l'aurez surement comprit, ce sont ceux qui la chagrine, la peine, la rende vulnérable. Bien que donnant très peu sa confiance, Ayane sait se montrer très loyale envers les quelques personnes qui ont réussit à marquer leur emprunte dans son cœur.


> Histoire...



    . °O Chapitre Un : Naissance.
    Lune interminable, univers opaque, grondement, tornade, séisme ! Rare étaient les moments de repos ; front contre genoux, bras autour de la tête, je pensais, j'écoutais, j'aspirais à ne pas exister car je savais que mon existence allait être méprisée. Mais la vie était là, transparente. J'étais aveugle. « Qui suis-je ? » demandais-je à la Mort accroupie à mes pieds. Celle-ci grogna et ne répondit point. « Où suis-je ? » demandais-je, entendant des rires ou des voix qui disaient : ‘Ce sera sûrement un garçon ! Il bouge, il a la rage en lui !!’ Peu lui importait qui je serais. J'étais déjà lasse d’attendre, d’être elle, le centre du monde. J'entendais murmurer que le garçon serait appelé Hiroki. On parlait de vêtements, de couches, de fêtes… On interdisait même de prononcer ce nom de peur que les démons s’emparent de mon âme.
    Au fond du lac, dans les eaux de couleur sépia, je pivotais, me recroquevillais, me déployais, pirouettais. De jour en jour, mon corps enflait, me pesait, m’étranglait… J'aurais voulu être une pointe d’aiguille, un grain de sable ou encore le reflet du soleil dans une goutte d’eau. Un souffle me soulevait et je me balançais. Je m'indignais contre moi-même, contre la femme qui était ma geôlière, contre la Mort mon unique amie. J'avais pitié de ces êtres fervents, avides et affables. Ils ne savaient pas encore que j'allais détruire leur monde pour reconstruire le mien. Ils ne savaient pas que j'allais apporter la délivrance par les flammes !

    Une nuit, je sursautais, les eaux bouillonnaient. Des vagues furieuses s’écrasaient contre moi. Blottie, je luttais contre la peur en me concentrant sur la respiration. Je glissais entre les rochers, mon corps saignait. Ma peau se déchirait… Tout d’un coup, quelqu’un me tira par les pieds et me tapa sur les fesses. La tête en bas, je vomissais mes pleures. On m’enveloppa dans un tissu qui m’écorchait. On entendit par la suite, la voix anxieuse d’un homme…

    « Garçon, ou… fille ? »

    Personne ne répondit. L’homme s’empara du bébé et tenta de déchirer son tissu mais on l’en empêcha.


    . ° Chapitre Deux : Enfance.
    Une dizaines de femmes veillaient sur ma croissance. Trois me nourrissaient. L’une poussait mon berceau. Une autre agitait un éventail pour chasser les insectes volants qui s’était introduits dans cet univers parfumé. Mon appétit effrayait Je riais déjà. Mes yeux, grosses perles noires, roulaient dans leurs orbites. Je regardais le monde jour et nuit sans vouloir s’endormir. Mon agitation inquiétait Mère. C’est pour cela qu’elle avait fait appel à des moines exorcistes… Mais personne ne réussissait à expulser le démon qui m’habitait. On m'appela Ayane.

    A mes trois ans, mon existence donna l’occasion d’une célébration. Mère avait fait ouvrir le pavillon au milieu de l’étang et avait réuni des familles et des amis pour un banquet somptueux. Dans la salle entourée des eaux scintillantes, je circulais. On me caressait, me flattait. Une dame m’avait offert un bracelet de la couleur d'un saphir. Elle était persuadée que mes yeux bleus exprimaient de l’intelligence. Une autre fit porter neuf lingots d’or sur un plateau d’argent, disant que mon front large présageait un avenir placé sous le signe d’un mariage riche et heureux. Mère était contente. On déroulait un tapis de soie au sol puis on me plaça au centre. Autour de moi, on sema cinq ou six objets. Donc une boite à fard de Beauté, une plume de Poésie, Un l’abaque du Commerce, un livre de Sagesse, un Katana de Combattante. Je devais choisir l’un des cinq objets pour savoir ce que j’allais devenir plus tard. Sous le plus grand malheur de ma famille, j’avais attrapé le Katana.

    Ayant peur que je devienne une guerrière comme le présageait mon avenir, Mère commença à me mépriser. Tout au contraire de Père. Il était fier de moi et voulait absolument m'entraîner malgré mon très jeune âge. Quelqu’un était venue pour montrer à Mère qu'elle avait tord de la traiter ainsi. « Hé bien ! Il ne faut pas s’en affliger ! A notre époque, les femmes sont capables de mille prouesses. Autrefois, la grande princesse de Yuki a combattu pour son père. Ta fille a le front bombé pour recueillir le souffle céleste, les prunelles lumineuses, la mâchoire ferme, les lèvres généreuses, elle a touché le Katana de son père, formidable ! Ma chère, habille-la en garçon, donne-lui une éducation digne de sa détermination !! »

    Le royaume où Père régnait en maître absolu se divisait en deux parties. Le quartier du Devant était réservé aux hommes. Intendants, secrétaires, comptables, cuisiniers, pages, valets, écuyers, gardes, laquais s’affairaient dès l’aube. Militaires et fonctionnaires recevaient des ordres et s’en aillaient à cheval. Des troupes de soldats s’entraînaient toute la journée dans la cours latérale : La guerre faisait rage. Ce monde viril s’arrêtait devant un portail pourpre. Derrière le haut mur couleur neige, vivaient des centaines de femmes, vieilles, jeunes, fillettes… Elles portaient des chignons piqués de fleurs, des anneaux de jade noués à leur ceinture de soie. Elles se levaient à l’aurore et se lavaient au crépuscule. Fleurs du jardin de mon Père, elles s’épanouissaient pour concourir la beauté d’une seule personne. Balayeuses, servantes, tailleuses, brodeuses, porteuses, nourrices, cuisinières, gouvernantes, intendantes, dames d’atours, chanteuses, danseuses, elles s’avançaient lentement et parlaient à voix basses.

    Un jour, on apprit le décès de Père. Le lendemain, dans l’ancienne chambre de Père, j’assistais à l’Appel de son âme. Le cercueil et les offrandes furent placés derrière un rideau à gaze. Les membres de la famille déchirèrent leurs vêtements et se frappèrent le front contre le sol en poussant des lamentations. Le sorcier dansa jusqu’à qu’une voix puissante s’élève de sa gorge. Face au Nord, où se situe le Royaume des Ténèbres, il agitait une tunique de Père et l’interpellait en chantant :

    « Ame, reviens !
    Pourquoi as-tu quitté ton corps ?
    Désolée et esseulée, tu erres aux quatre coins du monde !
    Ame, ne va pas à l’Est ! Là-bas, dix soleils ont asséché les mers, incendié les champs. Ils te séduiront par l’éclat de leurs flammes et te brûleront en cendres !
    Ame, arrête-toi devant le grand marécage du Sud ! Les serpents vénéneux s’enrouleront dans la boue et leur venin a empoisonné la brume. Ils se changeront en belles femmes nues et vêtues de colliers d’or. Elles t’étoufferont avec leur langue souple et boiront ton sang !
    Ame, ne va pas vers l’Ouest ! Les sables du désert dissimulent l’abîme du monde. Les tempêtes soulèvent les cailloux et blanchissent les squelettes. La terre gronde depuis la création de l’Univers. Les vautours aux trois yeux, les ânes sourds et aveugles se livrent une guerre éternelle.
    Ame, ne franchis pas les glaciers du Nord. Les ours aux neuf têtes gardent la porte céleste. Les flocons de neige couvrent les scorpions de jade qui guettent les âmes errantes. Leur venin pétrifie les vivants et liquéfie les morts !
    Ame, reviens à la maison ! Ici, la famille te fait l’offrande. Voici le riz blanc, le riz brun, le millet ! Voici la soupe au bœuf, le pot-au-feu de dinde, le sauté à la chair de tortue. Voici le vin de tous les pays, nectar terrestre, douce ivresse ! Voici le lit tendre, les couches de soie, les coussins moelleux, les belles femmes plus parfumées que les orchidées ! Ame, n’as-tu pas la nostalgie des regards tendres, des bouches charnues, des mains caressantes ? Ame, as-tu oublié les nuits d’amour, les plaisirs de printemps ?
    Ame, reviens à ton corps ! La fête commence et on attend que tu composes le poème de la célébration !
    Ame, te voilà ! Oublie les cris des fantômes, le monde sans ombre où la lune pâle ne se couche jamais. Te voilà qui reprend ton habit… ! »


    Le sorcier s’effondra. L’assistant sorcier retira la tunique d’entre ses mains inertes et s’éclipsa derrière le rideau..
    L’âme revint du Sud. Après une vie de conquêtes, de batailles et de décences, mon père, qui avait changé mon destin en quittant la terre de ses ancêtres, retourna à la maison natale. Sa fin rejoignait mon commencement…

    Dignitaires, fonctionnaires, parents lointains… Ils accoururent des quatre coins de la région. Je me mis à quatre pattes, entre Mère et Frère qui recevaient les présents condoléances. Je n’avais plus de larme, je n’avais plus de voix. Je cachais mon visage derrière mes manches et me tordais tout en poussant des cris. Je n’acceptais cette mort ! Pourquoi Père, ce héros pur comme un être céleste, parfais comme un disque de Jade, nous avait-il quitté ainsi ? Pourquoi son visage rayonnant s’effaçait-il déjà derrière les traits rustres de ses parents ? Leur démarche disgracieuse et leur voix empreinte d’un accent râpeux m’obsédait. Ces hommes avaient ses yeux, ses mains ses oreilles, sa barbe… Ils m’offraient des parcelles de laideur avec lesquelles je recomposais un autre père. Partout, son ombre rodait. Sans le dire à Mère, je m’étais rendue plusieurs fois au cimetière pour pleurer cet être cher, mon père… Dans un bois de bouleaux soigneusement entretenu, son tombeau se dressait aussi grand qu’une maison. Sur l’imposante stèle de pierre, je reconnu l’écriture de Père gravé pour l’éternité. Il contait la tristesse. Mon père, si près de son accomplissement, avait manqué son destin…

    Au village, le banquet battait son plein. De maison en maison, portes et fenêtres ouvertes, les invités trinquaient et dévoraient. Le port du grand deuil interdisait aux enfants du défunt le vin, la viande et les plats chauds. Prenant une soupe au riz froide à chaque repas, je devenais aussi légère que les monnaies funéraires que l’on répandait sur les routes. Fuyant le brouhaha, j’errais dans le méandre de passages et de galeries. Un jardin se dévoila. Les boutons-d’or jonchaient le sol. Des poiriers étaient en fleur. Quelques rocailles s’élevaient au milieu d’un étant minuscule.

    Un ami de Père, membre de l'élite du village de Konoha – une contrée éloignée de mon petit village natal -, s'occupa de moi et de mon entraînement superficiel. Superficiel car je n'étais encore que enfant âgée presque d'une dizaine d'année. Il m'apprenait deux trois techniques simples à exécuter et quelques enchaînements avec le Katana de Père. C'est dans ces entraînements que j'appris la mort de mon père. Il avait décidé pour la défense du village de créer un groupe d'élite appelé. Pour lutter contre les envahisseurs... C'est pour ça que Père avait créé cet élite, pour mettre fin à tout cela. Malheur ment, durant cette 'chasse', il y perdit la vie.


    . °O Chapitre Trois : Adolescence.
    Le regard des femmes changea. Je décelais dans leurs prunelles indignation et envie. Je perdis la liberté de courir dans les champs et le droit de porter des pantalons. Mère avait en quelque sorte profitée de la mort de mon père pour changer mon destin et devenir... Femme. Confinée dans mon appartement, je subis un traitement qui éclaircit ma peau brunie par le soleil. Mère était affolée. Elle me donnait des leçons de maquillage et d’habillement. Elle me farcissait l’esprit de ses recettes cosmétiques et médicinales. Elle veillait à la préparation de mon trousseau et m’expliquait tant bien que de mal le règlement de la cour. Ses monologues s’interrompaient, larmes et soupirs lui échappaient. Mon voyage au royaume des Divins était sans retour, je renonçais à jamais le monde extérieur. Une délégation de serviteurs impériaux, vêtus de tuniques jaunes et blanches arriva. Leur Chef, un homme sans barbe à la voix de femme, inspecta la maison, expliqua le déroulement de la cérémonie. L’été passa et le rouge de mûres passa au noir dans les feuillages. Le jour de mon départ approchait. Petite Sœur ne me quittait plus. Son silence était le plus accablant des discours. Je ne savais pas comment la consoler, et je ne pouvais rien lui promettre. L’ardent désir de quitter le village m’avait rendu insensible à leur souffrance.
    Des guerriers arrivèrent et me présentèrent la dot offerte par le gouverneur délégué : rouleaux de brocart, bijoux, livres et éventails. Après le départ, j’errai dans le village. Dans l’interstice des murs, grillons et sauterelles chantaient. J’éprouvais de la pitié pour ces maisons immuables. Les villageois se cachaient dedans... Il n'y avait plus de communauté !

    La colère ne domptait point ma haine. Le désir de vengeance contre Mère était d’un fiel vénéneux qu’il s’infiltrait chaque jour d’avantage dans mes organes. Un jour, ma colère éclata : Ryouki, le fils d’un cousin, un adolescent robuste, était le chef d’une bande de jeunes qui rôdaient dans le village No. Mon village natal, mes racines. Quand ils nous voyaient, Petite Sœur et moi, ils mimaient nos voix et ridiculisaient nos manières. Normalement, nous répondions à leurs provocations en détournant nos regards. Ce jour là, en tenant Petite Sœur par la main, je traversais une venelle quand les garçons surgirent de derrière les arbres. En chœur, ils criaient :

    « Vous êtes des souillons ! Vous êtes des bâtardes ! »
    Le sang se mit à battre dans mes tempes, je m’arrêtais et ricanais :
    « Mon Grand Père et mon Oncle maternelle ont été de grands ministres au conseil. Ma mère est la cousine d’un empereur. Nous sommes plus nobles et vous, vous êtes des roturiers, des chiens ! »
    Ryouki répliqua :
    « La ligne maternelle ne compte pas. Tu es une roturière comme nous depuis que ton père est mort ! Roturière, roturière ! »

    Je lâchai la main de Petite Sœur et m’élançai vers Ryouki. D’un coup de tête, je le renversai. Jamais un enfant du village n’avait osé offenser leur grand chef réputé pour sa force. Stupéfaite, la bande s’écarta et me laissa rouler avec mon adversaire. Revenu de son premier étourdissement, il commença à me donner des coups de poing. Curieusement, cela ne me fit mal, je hurlais et me battait en me servant de mes ongles. Dans l’herbe, mes doigts effleurèrent une grosse pierre. Je la saisi et l’abattis sur le crane de Ryouki qui perdis connaissance.
    A la maison, Mère me lava, pensa mes blessures et me gronda pas. Couchée sur le lit je regardais le plafond, silencieuse. Je restais dans mes pensées. Je voulais tellement partir d'ici, à l'aventure. J'étais comme un oiseau dans une cage... Je ne pouvais voler pour m'épanouir. Je me relevai alors et attrapai le Katana de mon père. Je serrai ce dernier dans mes bras et m’endormis avec.
    Cinq nuits dans le cimetière des Ancêtres suffirent à impressionner tous les enfants du village. Ryouki ne cachait pas son admiration. Désormais, sa bande de voyous devint mon escorte et mes serviteurs. L’été de mes douze ans arriva. Au sud du fleuve Long, timides et fuyantes, les collines s’entouraient de vapeur et de brume. Au Nord du fleuve Jaune, les montagnes sans honte découvraient leurs forêts et leurs sommets comme des livres ouverts. J’atteignis l’âge de servir la Déesse de la Soie. Le matin, sans échelle et pieds nus, je grimpais aux mûriers et cueillais les feuilles les plus tendres pour nourrir les vers à soie. Là haut, dans les arbres, je sentais leurs racines courir dans l’obscurité de la terre et voyais leurs bras noueux enlacer le soleil. Leurs feuillages luxuriants murmuraient le mystère d’un Royaume invisible. Parfois, dans un éblouissement, je percevais la traîne d’une tunique mauve, d’une étole verte. Les jeunes filles disaient que s’était une suivante de la Déesse qui venait contrôler notre travail.
    Dans les champs, les gerbes de blé, les pousses de sorgho, la canne à sucre s’étiraient dans le ciel. Bientôt, ils encerclèrent le village. A midi, lorsque que les adultes faisaient la sieste, chapeau de paille sur la tête, je courais dans cet océan de vagues vertes et jouais à la guerre avec les jeunes garçons du clan.
    Au crépuscule, assise, tête posée sur les mains, je contemplais les nuages qui se teignaient de couleurs chatoyantes. A côté de moi, l’Esprit de Père… Les cumulus composaient des visages, des montagnes, des lacs où circulaient des bateaux. Parfois, ils laissaient apparaître des palais au toit de cristal… Le grand deuil fut levé. Père…


    . °O Chapitre Quatre : Nouvel Air.
    Mère avait décidé d’améliorer mon éducation en m’envoyant dans un centre. Là bas, j’étais censé apprendre de nombreuses choses, mais pas ce que je voulais. Devenir une poupée en soie, alors là jamais ! Pourtant, j’en étais obligée, toutes les filles du village l’étaient. Pourquoi y faire une exception ? Des femmes arrivèrent à ma rencontre, me saluant. Je découvris un large sentier pavé de briques dorées au milieu de la forêt. Un parfum exquis emplit mes narines. Le bruissement du monde des hommes avait cessé. Un silence cérémoniel et pur de toute souillure m’encercla. J’entendis battre mon cœur. Les servantes me saluèrent respectueusement. Tenant entre leurs mains des cuvettes d’or, des récipients d’argent, des serviettes tissées de fils d’or, elles me firent laver les mains et visage, puis monter dans une litière. Je traversais la forêt. Au fur et à mesure que j’avançais dans la profondeur de la Terre Sacrée, je distinguais des bruits à peine perceptibles, murmures des feuilles, pincements des instruments à cordes, tintements des sources. Devant un portail en forme de lune, on m’invita à descendre et à pénétrer dans un pavillon. Assise au milieu d’une chambre décorée de fresques, j’attendis, face à la porte ouverte donnant sur une cour calme et des rocailles entourées de lierres inconnus qui portaient des fruits rouges. Déhanchements lents, têtes baissées, quatre jeunes filles longèrent une galerie, montèrent les marches et franchirent le seuil avec savon, serviettes, verres, jarres, récipients… Elles me firent laver les mains de nouveau, rincer ma bouche. Lorsqu’elles disparurent dans un bruissement de soie, quatre autres apparurent. Elles déposèrent à terre des tables basses couvertes de petits plats et dressèrent le couvert. On m’apporta une bassine de bronze, nénuphar géant orné de feuillages en bas-relief. L’eau de bain était mêlée d’huiles odorantes et d’écorces de bois parfumées. Deux servantes me frottèrent, savonnèrent, rincèrent, séchèrent. Leurs gestes étaient précis et expérimentés.

    Escortée de nombreuses jeunes femmes en habit masculin, une femme âgée en tunique de lettré, chapeau d’homme, chaussures à pointes carrées recourbée, se présenta. Elle prit mon pouls, inspecta mes cheveux, mes yeux, ma langue, mon haleine. Sa voix haute et sèche dictait deux scribes de couleur, l’odeur, la forme des mes orifices. Elle me fit déshabiller, mesura mains, bras, épaules, seins, hanches, cuisses chevilles, pieds, orteils. « Ronde, carré, triangulaire, osseuse… Rose, rouge, blanche… » Elle me décrivait. Elle me fit coucher sur le dos et me demanda d’écarter mes jambes. J’obéis sans rougir. Elle fit noter la largeur et la longueur de mon organe et introduisit un instrument glacé dans mon ventre. « Vierge ! » conclut son inspection…

    Vers la fin de la journée, je reçus un jeune homme en tunique jaune. On me demandait de le charmer. Je ne comprenais pas. J’étais ici pour apprendre les bonnes manières comme le faisait les princesses, pourquoi me demandaient-ils cela ?! Seule avec lui dans une pièce, il me demanda de me déshabiller. Aussitôt je compris ses attentions et fuit. Traversant la forêt en pleine nuit, je me dirigeais vers mon village pour y retrouver ma maison. Mère était dans le salon, je me jetai sur elle.

    « CE CENTRE N'EST QUE POUR LES SOUBRETTES ! JE N'AI RIEN A FAIRE LA DEDANS ! COMMENT AVEZ-VOUS OSE M'ENVOYER LA-BAS ?! »

    J'étais hors de moi. Mère restait silencieuse, sirotant son thé. Je ne la comprenais pas... Pourquoi changer mon destin ainsi pour finir comme fille de joie ?! Moi qui voulais de l'aventure... Du combat... Du sang ! Je voulais être digne, comme mon père ! Que dois-je faire ? On compte sur moi, je dois tenir... Père... Etes-vous fier de moi ?
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Ayane Seika
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MessageSujet: Re: Ayane Seika. [Terminée]   Mar 1 Juin - 10:24


DERRIÈRE
L'ÉCRAN


> Présentation...


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Uchitoru
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MessageSujet: Re: Ayane Seika. [Terminée]   Mar 1 Juin - 11:35

Je t'envoie le test par MP tout de suite ^^
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Uchitoru
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MessageSujet: Re: Ayane Seika. [Terminée]   Mar 1 Juin - 15:18

Présentation validée. tu peux commencer à RP et à faire ta fiche technique
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MessageSujet: Re: Ayane Seika. [Terminée]   

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Ayane Seika. [Terminée]

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